Le mouvement littéraire le plus important de cette période est l’existentialisme. La formule célèbre de Jean-Paul Sartre, « l’existence précède l’essence », résume la croyance existentialiste qu’un être humain doit définir lui-même son essence. En d’autres termes, l’individu est responsable de ses actes et doit devenir maître de son destin. L’existentialisme est une philosophie plutôt pessimiste parce qu’elle rejète la religion et considère les autres êtres humains comme des obstacles à la liberté de l’individu. Albert Camus, écrivain de la même période que Sartre, est souvent —et incorrectement— pris pour un existentialiste. Pourtant, Camus n’était pas d’accord avec les idées pessimistes de Sartre. Camus faisait partie de la Résistance pendant la guerre et a développé une philosophie de l’absurde beaucoup plus humaniste. Au théâtre, pendant les années cinquante et soixante, l’absurdité de la langue et de la logique est examinée chez les auteurs tels qu’ Eugène Ionesco, Samuel Beckett, et Jean Genet.
La période de l’après-guerre reste instable et la Quatrième République, fondée en 1946, doit faire face à des guerres de décolonisation en Indochine (1945-1954) et en Algérie (1954-1962). L’impuissance de la Quatrième République pendant ces crises mène à sa chute. En 1958, de Gaulle annonce publiquement qu’il est « prêt à assumer les pouvoirs de la République » et peu après, l’Assemblée nationale lui accorde ce pouvoir. Alors, Charles de Gaulle fonde la Cinquième République (la république actuelle) en 1958, et quatre ans plus tard il donne à l’Algérie son indépendance.
La France actuelle reste un pays très influent à cause de son rôle dans l’Union européenne et dans la diplomatie internationale. Des tensions diplomatiques entre les États-Unis et la France ont mené à des transformations de vocabulaire américain plutôt ridicules en 2003 (ex. « freedom fries », « freedom toast », etc.) à cause de la position française contre la guerre en Irak. Pourtant, les problèmes d’entente n’ont pas empêché la France et les États-Unis de s’unir à l’Organisation des Nations unies pour affronter d’autres crises.
La littérature française de la deuxième moitié du siècle est expérimentale et multiple. Le « nouveau roman » des années cinquante et soixante marque une lirupture avec le roman traditionnel. La théorie littéraire elle-même devient un genre en soi et un outil pour remettre en question les idées reçues. De nombreux courants littéraires contemporains montrent que la littérature française est en évolution perpétuelle.