Portrait of Blaise Pascal
Blaise Pascal

Blaise Pascal (1623-1662)

A photo of Pascal's calculator
Pascal’s calculator

Né à Clermont-en-Auvergne (aujourd’hui Clermond-Ferrand), c’est à Paris que Pascal grandit après la mort de sa mère. Son père, se sentant concerné par l’éducation de ses enfants, se charge de les enseigner personnellement. Cette éducation paternelle, inspirée par les préceptes de Montaigne et de Rabelais, se compose de discussions sur les effets de la nature, de l’étude du latin, de la grammaire, de l’histoire, du droit civil et canonique, et enfin de la lecture de la Bible. C’est cette éducation quelque peu marginale et la précocité intellectuelle de Pascal qui contribuent à l’évolution de son génie. À l’âge de onze ans il compose un Traité des sons. C’est à l’académie Mersenne, dont le père de Pascal fut un des premiers membres, que Pascal reçoit son éducation scientifique. C’est d’ailleurs à Mersenne que Pascal fait sensation en soumettant un Essai pour les coniques en 1640. Lorsque son père est muté à Rouen, Pascal l’aide dans ses calculs en concevant la première calculette vraiment automatique, la « pascaline ». L’année 1654 marque un tournant dans la vie de Pascal. Le 23 novembre de cette même année il a une expérience religieuse qui le convainc de l’existence de Dieu. À partir de ce moment-là Pascal s’engage dans le Jansénisme. Il avait déjà fréquenté Port-Royal dans le passé et s’était lié d’amitié avec Antoine Arnauld. Lorsque celui-ci est condamné par la Sorbonne, Pascal prend la défense du Jansénisme contre la campagne politique de l’Église et du pouvoir royal. Pascal attaque directement les Jésuites en publiant ses 18 Lettres provinciales. Il va sans dire que la réaction officielle fut sévère ; le livre fut interdit et brûlé par le Parlement d’Aix. Mais la plus grande œuvre de Pascal est incontestablement ses Pensées publiées après sa mort en 1670. Cette compilation de notes révèle la vision sombre que Pascal a de l’être humain et sa conviction que seule la grâce de Dieu peut apporter le bonheur.