Fille de Charles Tommaso di Benvenuto da Pizzano, Christine naît à Venise où elle passe les cinq premières années de sa vie. Mais c’est à la cour de Charles V le Sage, où son père est désigné astrologue et secrétaire du roi, que Christine grandit. À la cour, Christine reçoit une éducation en langues anciennes et en littérature. Après un heureux mariage avec le notaire royal, Étienne de Castel, elle se retrouve veuve à vingt-cinq ans. Son père et le roi étant morts depuis plusieurs années, Christine se retrouve seule avec trois enfants à charge. Elle se met alors à vivre de ses écrits et va même jusqu’à faire des copies de ses œuvres pour les princes français et étrangers. Christine devient l’auteur le plus féministe du Moyen Âge.
Christine a écrit environ quatre cents poèmes : des ballades, des rondeaux, des virelais, des complaintes. Dans ses premières œuvres elle se consacre à la défense de la femme, comme dans La cité des dames (1405). Elle aborde ensuite des réalités plus politiques et sociales, pour finalement se concentrer sur l’état lamentable de la France et de son gouvernement.