Introduction

Painting of Louis XV
Louis XV
Drawings from the Encyclopédie de Diderot et d’Alembert
Pages from the Encyclopedia of Diderot and d’Alembert

Introduction au XVIIIe siècle

La mort de Louis XIV en 1715 laisse à la France un roi orphelin âgé de cinq ans, Louis XV (1710-1774). En attendant l’accès à la majorité du nouveau roi (en 1723), c’est le neveu de Louis XIV, Philippe, duc d’Orléans, qui prend le pouvoir de régent. Confronté à la dette énorme laissée par Louis XIV, le duc d’Orléans crée la banque de John Law (un financier écossais) et introduit la monnaie papier pour la première fois en 1716. Quatre ans plus tard, le système échoue, John Law s’exile, et la situation financière empire. Les règnes de Louis XV et de Louis XVI (roi de 1774 à 1793) voient plus de problèmes économiques et politiques, et un climat intellectuel qui mène à la Révolution en 1789.

Au XVIIIe siècle Versailles perd son influence comme centre culturel et politique de la France. Les salons littéraires, les cafés fréquentés par les philosophes, et les académies de province (de langues, des sciences, des arts, etc.) représentent une diffusion de la culture et de la connaissance qui affaiblit l’autorité centralisée du roi. Les philosophes tels que Voltaire, Montesquieu, et Rousseau prêchent la tolérance, la liberté, et le progrès. Ils participent activement aux sciences et aux lettres. Voltaire popularise Newton en France, Montesquieu devient membre de l’Académie des sciences, et Rousseau pratique la botanique et essaie de répandre le sytème taxonomique de Linné en France. Tous les trois produisent des écrits politiques, littéraires, et scientifiques. Au milieu du siècle, deux autres philosophes, Denis Diderot et Jean de la Rond d’Alembert, réunissent plus de 140 grands penseurs européens pour écrire leur Encyclopédie—une œuvre publiée entre 1751 et 1772 qui comprend 17 tômes de texte (72 000 articles) et 11 tômes de planches (images). Certains historiens appellent L’Encyclopédie une « machine de guerre » des philosophes, mais en réalité les opinions des encyclopédistes sont trop diverses pour mériter cette étiquette. Certains articles soutiennent le roi et le pape, tandis que d’autres critiquent la religion dans son entièreté comme une croyance superstitieuse. À cause de quelques articles trop radicaux L’Encyclopédie est condamnée deux fois (en 1752 puis en 1759).