Au dix-septième siècle, le mot comédie était utilisé comme terme général pour toutes sortes de pièces y compris les tragédies. La tragédie en tant que genre spécifique a été raffinée pendant le XVIIe siècle, souvent en réponse aux interprétations d’Aristote. Les « unités » mentionnées dans l’introduction à cette période ont été développées comme règles pour la tragédie.
Les comédies de Molière contribuent à l’ambition moraliste de corriger les mœurs, mais avant tout, Molière veut faire rire son public. Rien ne ridiculise mieux la vanité humaine que l’éclat de rire du public. Ainsi, Molière se sert de tous les outils de la comédie (la farce médiévale, la comédie italienne, la satire, etc.) pour amuser le spectateur.
Molière écrit aussi bien en vers qu’en prose. Dans l’extrait de la comédie Les Femmes savantes, vous allez voir un exemple d’une pièce en alexandrin (chaque vers est composée de douze syllabes). Le dialogue devient encore plus amusant quand un personnage complète la rime d’un autre. Au cours de votre lecture, notez comment le rythme et la rime ajoutent au plaisir du texte.